J’ai peur de te ressembler,
C’est de plus en plus dur à assumer,
J’ai peur d’avancer,
Je ne suis pas sure d’y arriver.
Je ne veux plus commettre d’erreur,
Je n’ai plus envie de regretter,
Regarder en arrière,
S’apercevoir qu’on s’est encore planté.
J’essai d’être forte et de faire face,
Mais en réalité je fuis,
Je n’arrive pas à trouver ma place,
Je ne comprend pas qui je suis.
Plus je me rappelle, plus je comprends,
Plus je lui en veux,
Je ne suis ni toi, ni lui,
Je ne veux pas finir comme vous deux.
Plus je comprend qui je suis plus je lui en veux
A petits pas
Ce que l’on ignore peut-il nous blesser?
C’est bizarre la vie des fois, on veut quelque chose pis en fait non on en veut pas, au final on sait pas. Ça manque, ça soule, et quand c’est la ça va pas. Qu’Est-ce qu’on peut faire dans ces cas la? Attendre sûrement… ça passera… enfin je crois.. Faut bien en tout cas.
C’est pas simple de grandir, et en prendre conscience c’est encore pire. Je crois que j’ai envie de savoir, mais j’ai peur de découvrir ce qui se cache dans le noir. Le passé ça conditionne à vie, mais quand on ne s’en rappelle pas? Ben c’est un peu pareil sauf qu’on sait pas pourquoi. On a des doutes, des impressions, des flashs…. On sait jamais quand ça va resurgir et comment on va réagir. C’est pas simple d’avancer mais j’ai pas envie de rester coincé!
Souvenirs… un an deja!
Envie de plein de choses et de rien à la fois… nostalgique… déprimée… blasée… vidée… tant de choses qui traverse mon esprit… c’est le chaos, l’anarchie, ça se bouscule dans tout les sens sans en avoir.
J’observe les gens de loin, depuis ma bulle, mon univers, j’y suis en sécurité, personne ne peut m’y atteindre, le rempart entre mon esprit et la réalité…. Les gens se pressent, se stressent, courent après leurs vies sans prendre le temps de les vivre. On s’aime on se déchire, on se comprend, on ne se reconnaît plus, on a changé… en réalité on a jamais prit le temps de s’écouter.. On perd sont temps avec des futilités..
On prend le temps de se plaindre du temps, on se plaint d’un ongle cassé, on se fou de la coiffure du voisin, on se moque de sa tenue…. pendant ce temps des gens perdent un membre de leur famille, vivent dans la misère, meurent de faim…
Je comprend pas notre société, chacun pour sa gueule, on regarde les gens crever…
J’en ais mare de cette vie, mais est-ce que je suis vraiment à plaindre? Je n’ai plus de chambre mais j’ai un toit, je n’ai peut être jamais eu de père mais j’ai une famille, je n’aime pas le paysage et je n’y trouve pas de compensation.. Et puis si j’ai envie de me plaindre? Après tout je n’embête personne, la seule personne que ça fatigue c’est moi, qui suis là en train d’écrire…
Je crois que je le déteste et pour cette raison je me déteste tout autant, je ne supporte pas l’idée que je puisse encore l’aimer et pourtant la haine naît de l’amour…. J’aimerais lui être indifférente, pouvoir lui pardonner, je voudrais couper les ponts, mais je n’ai pas le droit de l’abandonner… un père trop absent, les rêves d’un enfant, la dérision d’un homme qui ment… une maladie je crois…
Je ne sais pas si j’ai envie de continuer….on ne nous demande pas notre avis, on nous met au monde et il faudrait remercier le ciel tous les jours de vivre sur cette terre de mensonges, de haine, de corruption, de fausses images, d’hypocrisie et de tout ce que ce monde abritent de bien pourri!
Il existe quand même certaines compensations, suffisantes parfois, insuffisantes d’autres fois… dans mon cas elles sont insuffisantes depuis le déménagement… mare d’être seule face a ce monde, je ne me reconnais pas dans ces gens, dans cette vie, je voudrais m’enfuir.. Lâcher prise.. Me lisser mourir….
C’est l’histoire…
C’est l’histoire d’une enfant blessée,
qui ignore son passé mais n’en reste pas moins troublée.
C’est l’histoire d’une petite fille sans repères,
qui grandit avec tout l’amour de sa mère mais ignore qui est son père.
C’est l’histoire d’une ado qui grandit,
mais ignore le sens de la vie.
C’est l’histoire d’une fille déçue,
emplis de souvenirs et de joies perdues.
C’est l’histoire d’une jeune femme qui se souvient,
qu’elle consolait sa mère quand celle-ci n’allait pas bien,
par la faute d’un père malsain.
c’est l’histoire d’une personne désemparée, qui ne sait vers qui se tourner,
qui cherche à avancer, mais que son passé vient hanter.
Envie de disparaitre
Pas moyen de se débattre je me sens emporté.
Comme tiré vers le fond, contre mon gré,
Une envie de crier, si cela pouvait cesser..
Un sentiment de mal-être, un cauchemar éveillé,
Envie de sortir de ce rêve, oublier la réalité.
C’est si dur d’avancer, un pas en avant pour mieux reculer…
Si je me laissais submerger? Une envie d’abandonner…
C’est reparti pour un tour…
L’impression d’avoir déjà vécu ce moment, cette journée, ce soir et bientôt cette nuit… Ce sentiment de malaise, de vide, impossible à combler… Toutes ces pensées qui se bousculent, ma tête qui va exploser, envie de courir et de crier.. Une façon d’y échapper.
Tous les départs sont difficiles même ceux tant espérer.. On laisse toujours quelque chose, quelqu’un derrière sois… Une empreinte, un souvenir.. Qui ne tarderont pas à s’effacer.
On peut choisir de ne pas s’attarder.. s’attacher, une alternative qui met la vie en parenthèse.. On peut choisir de profiter, celle-ci rend le départ plus douloureux….
On ne peut pas tout avoir…. L’humain est mal foutu! La vie c’est déprimant..
Mes chaussures…
A la dérive..
Je ne sais ou me mène,
Cette subite intro,
Je ne sais où m’entraîne,
Le flot de mes mots,
A la dérive,
Tel un petit bateau,
Mais les matelots ne sont plus la,
Pour chanter hisse et ho.
L’encre se déverse
Comme les larmes aimeraient couler,
Dans un moment d’ivresse,
Ma raison s’est égarée.
Je suis trop lâche pour assumer,
et même trop lâche pour me cacher,
Trop lâche pour avancer,
Ou même tenter de reculer.
Je voudrais me laisser aller,
Ne plus être poursuivi par mes pensées,
Ne plus, demain, me réveiller,
Oublier avoir un jour existé.
La vie n’est pas ainsi, c’est bien dommage,
Tous les malheurs ici, se partagent,
Il faut survivre, même à la nage,
Au milieu, de tout ces mirages.
Un jour promis, je tournerais la page,
Quand je serais devenue un peu plus sage,
Je changerais de paysage,
Et prendrais un nouveau virage.
Je remporterais le prochain tirage,
Le vie prendra alors un nouveau visage,
Je quitterais pour de bon ce carnage,
Plus jamais on ne me retiendra en cage.
